PFAS dans l’alimentation : des polluants éternels jusque dans nos assiettes

Par Sarah ARASCO • Publié en juin 2025 • Modifié en avril 2026

Un problème invisible… mais bien réel

Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), aussi appelés « polluants éternels », sont des composés chimiques largement utilisés dans l’industrie depuis les années 1950. On les retrouve dans les revêtements antiadhésifs, les textiles imperméables, les emballages alimentaires, et même dans les mousses anti-incendie.

Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’ils contaminent aujourd’hui l’eau, l’air, les sols… et notre alimentation.

Une contamination documentée mais sous-estimée

Dans un rapport publié en juin 2025, l’association Générations Futures tire la sonnette d’alarme : les PFAS sont présents dans une large part des produits alimentaires courants.

Parmi les aliments les plus contaminés :

  • 69 % des poissons analysés
  • 55 % des abats
  • 39 % des œufs
  • 23 % des laits
  • 27 % des crustacés


Cela signifie qu’un enfant ou un adulte consommant ces aliments régulièrement pourrait être exposé à des doses excédant les seuils de sécurité sanitaire.

Des seuils de sécurité peu protecteurs ?

L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a fixé une dose hebdomadaire tolérable (DHT) pour les quatre PFAS les plus connus (PFOS, PFOA, PFNA, PFHxS). Pourtant, les limites maximales autorisées par la réglementation européenne permettent, dans certains cas, de dépasser cette DHT dès un seul aliment.

Par exemple :

Un œuf contenant la quantité maximale autorisée en PFAS peut suffire à dépasser 142 % de la dose hebdomadaire tolérable pour un enfant de 15 kg.
Autrement dit : les seuils réglementaires ne sont pas toujours protecteurs, surtout pour les plus vulnérables.

Pourquoi faut-il s’en préoccuper ?

Les PFAS sont suspectés de perturber :

  • la fonction thyroïdienne
  • le métabolisme hormonal
  • le système immunitaire
  • le développement chez l’enfant

Et surtout, ils s’accumulent dans l’organisme au fil du temps. Difficilement éliminables, ils peuvent agir comme des perturbateurs endocriniens silencieux.

Comment limiter son exposition en tant que consommateur ?

Voici quelques recommandations concrètes pour réduire votre exposition :

Limiter les aliments ultra-transformés, souvent emballés dans des matériaux contenant des PFAS
Privilégier les circuits courts et les produits bruts
Cuisiner maison dès que possible
Éviter les ustensiles antiadhésifs abîmés (type Teflon ancien)
✔ Et, surtout, rester informé(e) : la transparence sur les contaminants alimentaires est encore trop limitée.

Ce que je peux vous apporter en tant que nutritionniste

En tant que professionnelle de la nutrition, je vous accompagne dans :

  • la lecture critique des étiquettes
  • la compréhension des contaminants environnementaux
  • l’adoption de stratégies alimentaires protectrices
  • un suivi nutritionnel adapté à vos besoins et à vos sensibilités

Ma mission avec Amovitam : vous aider à faire les bons choix, avec des repères concrets, basés sur la science et adaptés à votre quotidien.