Ostro-véganisme : Le débat qui a secoué mon dîner (et ma vision de la nutrition)
Maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, affectant environ 10% des femmes de par le monde, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) peut se manifester dès l’adolescence et présente une variété de symptômes tels des cycles menstruels irréguliers, une pilosité excessive, une prise de poids, etc.
Et si une alimentation adaptée pouvait aider à compenser certaines conséquences de ce syndrome ?
Le SOPK est donc une maladie endocrinienne qui induit un dérèglement des hormones situées au niveau du cerveau et/ou des ovaires. Ce syndrome impacte durablement les femmes et leur aspect en provoquant tout ou partie de nombreux symptômes1 dont voici les plus répandus :
Des changements corporels et comportementaux aux conséquences psychologiques importantes tant pour les femmes touchées que pour leurs proches.
En date de rédaction de cet article, l’origine de ce déséquilibre hormonal n’est pas clairement identifiée ; cependant le SOPK pourrait être multifactoriel :
En France, le diagnostic arrive souvent tardivement2 lorsque des examens sont prescrits dans une démarche de grossesse liée à la difficulté de concevoir un enfant.
Néanmoins les signes d’un SOPK pourraient être décelés plus tôt avec une meilleure information auprès des médecins et de la population féminine. Ainsi la patiente pourrait obtenir un diagnostic et une prise en charge plus rapide.
Toutefois, si vous vous sentez concernée, la première étape est d’en discuter avec votre médecin et/ou gynécologue, afin d’établir la liste de vos symptômes, antécédents médicaux et gynécologiques. À l’issue de cet entretien, si votre médecin soupçonne la présence de ce syndrome, il effectuera une échographie pelvienne, ainsi qu’un bilan hormonal3. Dès réception des résultats des examens, votre médecin pourra se baser sur les trois critères4 de Rotterdam5 pour poser son diagnostic. En effet, il faudra que ces examens mettent en évidence au moins deux de ces critères :
Les traitements médicaux (pilules œstroprogestatives, antidiabétiques…) visent à atténuer certains symptômes mais aucun traitement curatif n’est disponible à l’heure actuelle.
L’hyperandrogénie, induite notamment par l’augmentation de la testostérone, favorise le développement d’un surpoids abdominal et la résistance à l’insuline6.
Cette insulinorésistance peut, à long terme, être source d’apparition d’un diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.
Cette errance médicale pousse certaines femmes à rechercher d’autres options qui peuvent les éloigner d’une prise en charge médicale basée sur les preuves.
En effet, des médecines dites « alternatives » proposent leurs lots de promesses de guérison farfelues et parfois dangereuses (retards de diagnostic, discours déconnecté des preuves scientifiques, perte de confiance médicale, coût sans résultat probant, etc.).
L’objectif d’une alimentation adaptée au syndrome ovarien polykystique est d’améliorer la santé globale des femmes atteintes en offrant des outils nutritionnels et une liste d’aliments aux impacts néfastes et positifs. Ce régime alimentaire approprié sera axé sur le traitement d’autres symptômes tels la prise de poids, le diabète, les apnées du sommeil, la fatigue…
Pratiquer une activité physique régulière à adapter selon son niveau de forme physique afin d’entretenir le système cardio-vasculaire et limiter le surpoids (marche, course à pied, vélo, natation, renforcement musculaire et entraînement fractionné de haute intensité).
Veiller à avoir une bonne qualité de sommeil, c’est-à-dire dormir suffisamment et à heure régulière.
Apprendre à gérer son stress et ses émotions pour une action positive sur l’insuline, l’équilibre hormonal et la glycémie9 grâce à des exercices de relaxation (yoga, stretching, respiration contrôlée…).
Limiter la consommation d’alcool ainsi que la consommation de tabac qui augmentent les risques de maladies cardio-vasculaires mais aussi ils sont source de stress10.
Veiller à avoir un taux en vitamine D convenable grâce une exposition au soleil et une alimentation riche en vitamine D. En effet, des recherches récentes évoquent un lien entre l’insuline et la vitamine D11.
Limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens qui ont une influence sur le système hormonal12.
Si vous souffrez de SOPK, il est important de consulter un professionnel de santé qualifié pour vous aider à développer un plan de traitement personnalisé. En tant que nutritionniste, je peux néanmoins vous accompagner pour une alimentation adaptée à vos besoins et à votre mode de vie, afin de vous aider à gérer efficacement les symptômes associés à cette condition.
N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi pour discuter de la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour améliorer votre santé et votre bien-être.
Sources et compléments d'information :