PNNS 5 : une nouvelle ère pour l’alimentation durable et la santé publique ?
Le discours marketing de marques comme Vital Proteins ou Aime Skincare repose sur une idée simple mais totalement fausse : vous avalez du collagène donc il va se nicher dans vos tissus.
Le collagène est une protéine massive. Lorsque vous l'ingérez, votre système digestif le découpe en petits morceaux : les acides aminés. Une fois dans le sang, votre corps utilise ces briques selon ses propres priorités métaboliques (fabriquer des anticorps, des hormones ou réparer un muscle) et pas forcément pour lisser votre front.
Manger du collagène pour avoir du collagène dans la peau, c'est comme avaler une brique en espérant qu'elle aille d'elle-même réparer le mur du salon. Ça n'arrive jamais.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a examiné tous les dossiers et sa conclusion est cinglante : aucun lien de cause à effet n'a été prouvé entre la consommation de collagène et la santé de la peau ou des articulations (EFSA Journal 2011;9(6):2227). Et si les revendeurs vous disent que c'est « vieux », rappelez-leur que depuis 15 ans, aucune étude sérieuse n'a réussi à faire changer l'EFSA d'avis.
Pour contrer l'absence de preuves officielles, les marques brandissent souvent des méta-analyses récentes, comme celle de Miranda et al. (2021).
Quand on gratte un peu le vernis scientifique, on s'aperçoit que la quasi-totalité de ces études « miracles » sont financées par l'industrie du collagène. Les résultats sont « statistiquement significatifs » (sur un logiciel) mais cliniquement invisibles à l'œil nu.
Une revue de 2023 parue dans Nutrients rappelle que même « hydrolysé », le collagène reste soumis aux lois de la digestion : il finit en acides aminés banals. Vous payez 60 € pour ce qu'une portion de lentilles fait pour 0,50 €.
Le collagène a réussi à séduire tout le monde :
En tant que végane, c'est là que je perds patience. Le collagène n'est pas un produit « glamour ». C'est le recyclage des déchets de l'élevage intensif : peaux de vaches, carcasses de porcs et arêtes de poissons broyées.
Des rapports indépendants de 2023 ont révélé que certains suppléments de collagène contenaient des traces de métaux lourds (arsenic, plomb). Pourquoi ? Parce que les os des animaux concentrent les polluants environnementaux tout au long de leur vie misérable. On vous vend de la beauté mais on vous sert des résidus industriels toxiques.
Soyons clairs : le collagène vegan n'existe pas. C'est une invention marketing pour attirer les personnes éthiques. Ce que l'on vous vend sous ce nom est juste un mélange de Vitamine C et d'acides aminés. C'est utile mais ce n'est pas du collagène. C'est comme vendre du « jambon vegan » qui ne serait qu'un sachet de graines de soja à planter. C'est malhonnête or la transparence est la base de ma pratique.
Vous voulez vraiment prendre soin de vous ? Arrêtez de nourrir les actionnaires des boîtes de compléments et donnez à votre corps les outils pour travailler.
Le collagène est l'exemple parfait du marketing qui l'emporte sur la raison. C'est un produit sexiste, spéciste et scientifiquement bancal. Si un revendeur de chez Nutri&Co ou Vital Proteins tente encore de vous convaincre, demandez-lui l'étude indépendante qui prouve que sa poudre survit à l'acide chlorhydrique de votre estomac. Vous allez voir car le silence est souvent très révélateur.
Chez Amovitam, on ne nettoie pas votre peau avec des carcasses or on nourrit votre vie avec de la science et de l'éthique.
Si vous en avez marre d'être pris pour un jambon (même vegan, ceux de LaVie sont les meileurs :p) par l'industrie des compléments alimentaires, bienvenue. Ici, on décortique les étiquettes et on ne laisse rien passer.
Sources :