Décoder la mortalité en France en 2023 : histoires et leçons pour mieux vivre

Par Sarah ARASCO • Publié en juillet 2025 • Modifié en avril 2026

L’embellie chiffrée… et ses nuances

Le BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire) n° 13/2025 de Santé publique France, impossible de ne pas ressentir un frisson d’espoir : en 2023, la France a enregistré 637 082 décès, soit un taux standardisé de 828,3 pour 100 000 habitants, en baisse de 59,3 points par rapport à 2022 et même inférieur au niveau observé en 2019 pré-Covid-191.

Pourtant, derrière cette amélioration globale se cachent des réalités contrastées :

  • Tumeurs : restent la première cause de décès (171 870 cas, 238,6/100 000) malgré une légère décrue
    (–3,5/100 000) par rapport à 20221.

  • Appareil circulatoire : continuent leur recul, à 136 239 décès (170,7/100 000), mais restent au-dessus des tendances antérieures (+7,4/100 000 de baisse)1.

  • Respiratoire hors Covid-19 : En revanche, les maladies respiratoires (hors Covid-19) repartent à la hausse
    (47 048 décès, +1,1/100 000) après deux ans de baisse1.

La Covid-19, quant à elle, glisse de la 5ᵉ à la 9ᵉ cause de décès avec 14222 morts (18,5/100 000), soit – 36,3 points vs 2022¹ et la vaccination continue de protéger les plus vulnérables.

Jeanne, 87 ans : la chute qui a rallumé la flamme

Les chutes figurent parmi les “causes externes” de mortalité ; elles concernent tout particulièrement les plus de 85 ans, avec une hausse de 13,1/100 000 par rapport à la tendance 2015-20191.

Au-delà de la perte d’autonomie, chaque fracture peut déclencher une cascade d’états dépressifs et de complications médicales.

Chaque matin, Jeanne admirait le lever du soleil depuis sa cuisine à Pau.

Un jour de novembre, en sortant de la douche, elle glisse : double fracture de la hanche, hospitalisation, six semaines d’alitement.

« J’ai cru que c’était la fin de ma liberté », confie-t-elle encore.

Avec un programme d’équilibre régulier et un plan nutritionnel enrichi en protéines, calcium et vitamine D, Jeanne a retrouvé la confiance.

Aujourd’hui, elle repique ses semis, appuyée sur sa canne, et sourit de ses inquiétudes passées.

Luc, 52 ans : dompter le diabète par l’assiette

Maladies endocriniennes et métaboliques, dont le diabète de type 2, maintiennent un taux de mortalité élevé depuis 2020, sans grand changement en 2023.

Derrière ces mots se cachent des histoires comme celle de Luc, 52 ans, diagnostiqué diabétique de type 2 il y a cinq ans.

Entre la surcharge pondérale et les rendez-vous manqués chez le cardiologue, Luc a cumulé facteurs de risque : hypertension, sédentarité et alimentation riche en glucides simples.

« Je pensais que le diabète était réservé aux plus âgés », admet-il.

Son virage : petit-déjeuner à base de flocons d’avoine, fruits rouges et yaourt nature ; légumineuses aux déjeuners ; 30 minutes de marche rapide chaque soir.

Résultat : HbA1c à 6,5 % et 6 kg envolés en trois mois.

Lucie, 45 ans : transformer les craintes en actions

Lucie, mère de deux enfants et salariée stressée, a récemment appris son cholestérol à 2,5 g/L.

Effrayée par l’idée d’une crise cardiaque précoce, elle a voulu un suivi et adopté une alimentation équilibrée et variée riche en huile d’olive extra-vierge, légumineuses, légumes grillés et oléagineux.

En trois mois, son taux de LDL-cholestérol est passé de 1,8 g/L à 1,2 g/L. Plus encore, Lucie se dit “ moins fatiguée, plus concentrée ” et a intégré 30 minutes de marche rapide chaque matin avant le travail.

Son témoignage témoigne de l’impact combiné de la nutrition et de l’activité physique sur le bien-être global.

Les maladies cardiovasculaires et respiratoires : des batailles à poursuivre

Malgré leur recul, les maladies de l’appareil circulatoire et les maladies respiratoires hors Covid-19 restent dans le trio de tête des causes de mortalité.

  • 136 239 décès par pathologies cardiovasculaires : hypertension, infarctus, AVC…
  • 47 048 décès par maladies respiratoires : BPCO, pneumonies, asthme grave.

Pour chacun de ces motifs, une diététique adaptée – moins de sel, plus d’omega-3 et de fibres, une hydratation optimale – et une activité physique régulière demeurent les meilleurs alliés.

Recommandations Amovitam pour agir dès aujourd’hui

2023 nous offre des motifs d’optimisme : la mortalité recule, la Covid-19 s’efface… mais les défis perdurent : cancers, maladies métaboliques, fragilité des seniors.

Chaque chiffre que l’on lit dans un rapport est la somme d’histoires individuelles, de combats quotidiens et de moments suspendus.

« Manger doit rester un plaisir, vieillir doit rester un droit : bien vieillir, c’est vivre longtemps – et bien ! »

  • 5 couleurs par jour : variez fruits et légumes pour leurs fibres, vitamines et minéraux.
  • Céréales complètes & légumineuses : fibres et index glycémique bas.
  • Protéines de qualité : légumineuses et simili-carnés – cruciales après 65 ans.
  • Bonnes graisses : huile d’olive, avocat, fruits à coque.
  • Hydratation : minimum 1,5 L d’eau ou tisanes.
  • Mouvement quotidien : 30 min d’activité modérée, 5 j/7.
  • Suivi personnalisé : bilans, ajustements progressifs, soutien psychologique.